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Être aidante, ce n’est pas une simple responsabilité, c’est un engagement à plein temps. 

Tu le sais bien : chaque jour, tu t’occupes de ton proche, tu cours après les rendez-vous médicaux, tu gères les tâches, tu anticipes l’imprévu… Mais à force de t’occuper de tout et de tout le monde, il arrive un moment où tu oublies la personne la plus importante : toi.

Chez les Fabuleuses aidantes, on répète souvent : “Quand maman va, tout va. Quand maman ne va pas, il y a urgence à régler ça !” Et tu sais quoi ? Ça vaut aussi pour toi qui es aidante (encore plus si tu es aussi maman). Quand tu es à bout, tout le reste en prend un coup : les tâches s’accumulent, la patience s’effrite, et même les moments simples deviennent lourds.

Pour te l’expliquer simplement, les chercheurs parlent d’équilibre P/CP. 

P, c’est ce que tu produis, tout ce que tu fais pour ton proche. CP, c’est ta centrale de production, c’est-à-dire toi, ton énergie, ta santé, ton équilibre émotionnel.

Si tu te concentres uniquement sur P — sur ce que tu dois accomplir — , tu risques de négliger CP, c’est-à-dire toi-même. Et là, c’est le cercle vicieux : plus tu t’épuises, moins tu es disponible, moins tu arrives à accomplir ce que tu veux, et plus tu te sens coupable.

Une image peut t’aider à visualiser ça : 

La poule aux œufs d’or. Cette histoire, tu la connais peut-être. C’est celle d’un pauvre paysan qui découvre un matin que sa poule a pondu un œuf en or pur. Le lendemain, en entrant dans le poulailler, même surprise : il y a un nouvel œuf en or. Au fil des jours, grâce à l’œuf en or trouvé chaque matin, il devient riche.

Mais le temps passe et il devient avide et impatient et n’arrive plus à attendre que sa poule ponde son œuf en or chaque matin. Un beau jour, il décide donc de tuer la poule et d’en sortir tous les oeufs. Mais en l’ouvrant, il découvre que la poule est vide : aucun œuf en or à l’intérieur. Surtout, plus moyen pour lui de se procurer d’autres œufs en or puisqu’il a tué la poule qui les produisait.

Cette histoire s’applique très bien à nous qui sommes aidantes d’un de nos proches : 

à force de se concentrer seulement sur les œufs et de négliger la poule, on se retrouvera bientôt… sans poule.

Eh oui, toi aussi, tu es un peu comme cette poule. Si tu ne prends pas le temps de recharger tes batteries, de t’accorder des pauses, tu risques de t’épuiser, et alors il n’y aura plus rien à donner. Les œufs – ce que tu produis pour ton proche – disparaissent si tu oublies la poule, c’est-à-dire toi-même.

L’épuisement, ce n’est pas juste de la fatigue ou un manque de sommeil. 

C’est se sentir sur les nerfs pour un rien, perdre patience plus facilement, ressentir le stress qui grimpe et parfois sombrer dans la déprime ou la culpabilité. Et tout cela se répercute sur ton entourage : tu te sens dépassée, et la relation avec ton proche en souffre.

C’est pour ça qu’il est essentiel de t’autoriser à t’arrêter. Recharger tes batteries n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Même quelques minutes peuvent t’aider à reprendre ton souffle, à calmer le stress et à garder ton énergie.

Il ne s’agit pas de partir en vacances pendant trois semaines.

Un petit moment suffit pour se ressourcer.

  • 5 minutes pour ne rien faire, vraiment rien.
  • Prendre un café en silence et observer le ciel ou les arbres.
  • Sortir marcher quelques minutes et respirer profondément.
  • S’allonger, fermer les yeux et laisser ton esprit vagabonder.
  • Écrire quelques lignes dans un carnet pour libérer tes pensées.

Ces petits gestes peuvent te sembler insignifiants, mais ils sont essentiels. Ils permettent de prendre soin de ta “centrale de production”, de rester disponible, de garder ton énergie et ta patience pour ton proche.

Prendre soin de toi, c’est aussi apprendre à dire non, à déléguer certaines tâches, à demander de l’aide. 

Ce n’est pas un échec. Ce n’est pas de l’égoïsme. C’est de la survie, et c’est même la meilleure manière de continuer à accompagner ton proche sur le long terme.

Chère Fabuleuse, pense à toi comme à la poule aux œufs d’or de ton quotidien : si tu prends le temps de te ressourcer, tu préserves ta vitalité et tout le reste devient plus facile à gérer.

Juste après avoir lu cet article, tu peux régler le minuteur de ton téléphone sur 5 minutes et ne rien faire pendant ce laps de temps. Pas de papiers à remplir, pas d’appels à passer, pas de courses à faire, rien. Tu peux t’allonger, écouter un morceau de musique, observer le ciel… ou simplement respirer. Ces 5 minutes sont pour toi.

C’est ton petit arrêt aux stands.

Parce que prendre soin de soi, même juste quelques minutes par jour, c’est ce qui permet de continuer à donner, à soutenir, à aimer… sans s’épuiser.Chez les Fabuleuses aidantes, on sait que tu donnes beaucoup. Mais souviens-toi : si tu oublies de prendre soin de toi, tu risques de perdre ce qui te permet de tout donner. Alors prends ce temps pour toi. Ta poule aux œufs d’or te remerciera !



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Cet article a été écrit par :
L’équipe des Fabuleuses aidantes

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