Enfants extraordinaires

Marion, Fabuleuse aidante : “J’ai appris à m’aimer telle que je suis”

Anna Latron 21 mars 2022
Partager
l'article sur


À 41 ans, Marion est mariée et maman de 3 enfants de 4 à 8 ans. Inscrite aux Fabuleuses aidantes depuis la première formation de “La Pause douceur”, elle témoigne d’un cheminement au cours duquel elle s’est réconciliée avec elle-même.

Un jour de mars 2020, en plein confinement, Marion découvre les Fabuleuses au foyer un peu par hasard.

« Une amie m’a invité à suivre une émission en live. À cette époque, j’étais dans une démarche de reconversion professionnelle, j’avais à cœur d’avancer. » Dans la foulée, Marion s’inscrit au mail du matin signé Hélène Bonhomme. Pour elle, c’est une étape de préparation, un “sas” pour se préparer mentalement à suivre la formation du Village, dont les portes ouvrent chaque année au mois de mars. « Le Village m’attirait énormément mais ça n’était pas encore possible pour moi financièrement. »

Très rapidement, cette maman de trois enfants découvre les Fabuleuses aidantes

et participe à la toute première session de “La Pause douceur” en février 2021. Le mois suivant, elle rejoint l’aventure du Village. « Après un an dans l’univers de bienveillance des Fabuleuses au foyer et des Fabuleuses aidantes, je voulais aller plus loin. »

Quand elle découvre les Fabuleuses aidantes, Marion n’est plus dans le creux de la vague, mais sort d’une période remplie de défis. « J’étais encore quand même bien bas ! », glisse-t-elle. Après un burn out maternel en 2015 consécutif à la naissance de son fils Gabriel qui souffre d’un RGO assez sévère, son mari subit un grave accident de scooter en 2017. « On peut dire que j’ai été son aidante pendant une longue période…»

2019 marque le début du suivi pour Gabriel, atteint de troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité ainsi que la quête d’un diagnostic pour sa fille aînée Apoline. « Depuis, nous avons découvert qu’elle est HPI. Bref, à cette période, c’était compliqué, avoue Marion, je ne prenais pas le temps de créer du lien avec l’extérieur. J’avais honte de moi, de nous, de mes enfants, de notre situation financière. »

Quand elle découvre les Fabuleuses au foyer puis les Fabuleuses aidantes, le déclic se fait : « Je me suis dit qu’il fallait qu’on sorte de cette situation dans laquelle on était bloqués. »

Si la situation commençait à s’améliorer, Marion se sentait engluée dans la culpabilité.

« J’avais beau remonter la pente, je me sentais coupable de beaucoup de choses par rapport à mon fils Gabriel. » Une culpabilité qu’elle ne pouvait partager nulle part, à son grand regret. « Ce qui m’a beaucoup perturbée, c’est le non accompagnement de la famille quand on a un enfant TDAH. Aujourd’hui, grâce à la ritaline il rentre mieux dans les apprentissages, même s’il n’est scolarisé que 3 jours par semaine à l’heure actuelle. »

Avec les Fabuleuses aidantes, elle découvre « cette compréhension de femmes qui vivent le handicap ou la maladie — quel que soit leur type — qui comprennent exactement ce que je vis, les questions que je me pose. Je n’ai pas besoin d’expliquer dans le détail quand je partage une difficulté…et ça, c’est énorme ! »

Ces femmes aves lesquelles elle échange sur le Salon « prennent en compte ma dimension d’aidante de mon enfant, mais aussi mes valeurs de vie au sujet de l’aidance dans ma vie, au sens plus large. J’ai réalisé que j’étais à ma place mais que je n’avais pas l’obligation de porter plus que de raison. »

Ainsi, le programme de la Pause douceur fut l’occasion d’une prise de conscience capitale.

« Dans une vidéo, il était question de la « voûte céleste” et de repérer ce qui n’était pas forcément indispensable de continuer à porter au quotidien. Ça m’a fait l’effet d’une claque : j’ai pris conscience que je pouvais déléguer les trajets de mon fils au CMP sans pour autant être une mauvaise mère ! » Alors que ces allers-retours l’épuisaient, elle a pris la décision de faire appel à un VSL. « Oui, je suis responsable de beaucoup de choses, mais personne n’a dit que je devais absolument tout gérer toute seule ! »

Sur le Salon, elle aime échanger avec les autres Fabuleuses aidantes, « mais c’est parfois difficile car on manque toutes de temps… on repousse ces moments pour soi. » Les programmes proposés par les Fabuleuses aidantes ont été pour elle une “mise en bouche” adaptée à son quotidien : « Ça m’a donné envie d’aller plus loin ! Du coup, j’ai eu envie de rejoindre le Village pour expérimenter encore plus et partager avec d’autres Fabuleuses.

J’ai eu envie de vivre ces mêmes échanges que je vivais sur le Salon, mais avec d’autres mamans, afin de rompre encore plus l’isolement qui était le mien. Et puis, la première fois que j’ai entendu parler du Village, je me suis sentie attirée car je n’avais pas d’amies à cette époque. »

Après 12 mois d’aventure, elle estime que le lien avec d’autres mamans, pas forcément concernées par le handicap ou la maladie, a été très bénéfique pour elle :

« Dans le Village je n’ai pas cette “étiquette” d’aidante : je suis une femme et une maman ».

« Mais le grand apprentissage de cette année, c’est de prendre conscience que je suis maîtresse de mes émotions : j’ai découvert le concept de responsabilité émotionnelle. » Une véritable révélation qu’elle a vécue comme une bouffée d’air pur pendant les premiers mois de la formation. « Ensuite, j’ai appris que je ne suis pas non plus responsable des émotions des autres. On a le droit de ressentir des choses…mais l’autre n’en est pas responsable. Ça peut paraître pas grand chose mais ça coupe court à la culpabilisation ! »

Autre découverte qui lui a fait du bien : se décharger de certaines choses.

« Par exemple, j’ai pris conscience que je ne peux pas sauver tout le monde, mais que si je commence par moi, c’est déjà pas mal ! »

Quand elle regarde en arrière, ce qui a changé dans son quotidien depuis qu’elle a rejoint le Village, c’est avant tout sa façon de se voir. « J’ai tendance à être très timide, assez introvertie, à avoir peur de l’autre. Dans le Village, j’ai appris à m’aimer telle que je suis. » Elle reconnaît avoir été atteinte du syndrome de la bonne élève au début du programme : « Je me suis beaucoup mis la pression, je voulais tout faire très bien, révolutionner le fonctionnement à la maison… et puis en fait j’ai dû lâcher ! »

« Au fil de l’aventure du Village, j’ai pu me réapproprier ma féminité, retrouver mon estime de moi. »

Elle voit cette formation comme une véritable « bulle d’oxygène »

« Le contenu ne répond pas aux mêmes problématiques que chez les Fabuleuses aidantes, on touche des questions de fond, sur notre être, sur notre partie féminine. Chez les Fabuleuses aidantes, on peut parler de sigles compliqués pour les autres sans avoir à rien expliquer. »

Cette complémentarité entre les deux propositions lui apporte tant qu’elle affirme avec enthousiasme : « J’ai tout autant besoin des Fabuleuses aidantes que du Village, pour moi c’est indissociable ! Dans le Village, j’ai besoin de ce filet de sécurité, de cette boîte à outils que l’on nous propose mois après mois. J’ai besoin d’être entourée pour me mettre en action, j’ai besoin d’être relancée régulièrement. Cette année j’ai bien vu, avec les différents programmes proposés par les Fabuleuses aidantes, à quel point j’avais besoin d’être soutenue et maintenue dans l’action. »

Elle reconnaît que le Village demande plus de temps, mais « c’est un investissement qui vaut le coup sur le long terme ! Le Village permet d’approfondir le sujet de l’estime de soi, de renouer avec des choses importantes qui nous font vibrer… c’est indispensable, surtout quand on est aidante ! Grâce au Village, j’ai pu renouer avec ma partie “femme” alors que celle d’aidante avait pris beaucoup de place, voire toute la place. Je crois qu’en tant qu’aidante, on a besoin de se reconstruire, de retrouver une image de soi car on est très fragilisées et pas franchement accompagnées. »

Marion considère cette année d’aventure comme « un cadeau à soi-même et qui porte du fruit » dans sa vie et celle de sa famille.

Chère Fabuleuse,

  • si toi aussi tu te dis qu’il est temps de prendre soin de toi,

  • si tu veux découvrir des outils puissants à mettre en oeuvre dans ton quotidien,

  • si tu ressens le besoin de penser à toi en tant que femme, épouse, amoureuse, mère, amie, collègue…et pas seulement en tant qu’aidante ^^

  • si tu as envie de te mettre en chemin vers plus de sérénité, plus de joie et plus d’amour…

…Le Village est fait pour toi ! Et en tant que Fabuleuse aidante, tu bénéficies d’un tarif privilégié jusqu’au 3 avril. Toutes les infos sont ici



Partager
l'article sur




Cet article a été écrit par :
Anna Latron

Journaliste de formation, Anna Latron collabore à plusieurs magazines, sites et radios avant de devenir rédactrice en chef du site Fabuleuses au foyer et collaboratrice d’Hélène Bonhomme au sein du programme de formation continue Le Village. Mariée à son Fabuleux depuis 10 ans, elle est la maman de deux garçons dont Alexis, atteint d’un trouble du spectre de l’autisme.

Articles similaires

Enfants extraordinaires

La fratrie, on en parle ?

Mon métier de coach spécialisée me permet de rencontrer beaucoup de parents concernés par le handicap, mon parcours de maman…

Enfants extraordinaires

Justine Lavogez : « Je prends chaque petit pas de mon fils comme une victoire »

Maman d’un petit garçon atteint d’une maladie génétique rarissime, Justine Lavogez se bat depuis maintenant neuf ans pour prendre soin…

Enfants extraordinaires

Ni héroïne, ni martyre !

Et si nous nous trompions sur nos pouvoirs ? Et si tout ne dépendait pas de nous ? En discutant récemment avec…